En route vers les monastères

9 avril 2016
Il est 8 heures et nous partons de Chengdu sous un temps maussade. Jean-Pierre a négocié avec notre chauffeur de la visite des pandas, un transport vers Kangding. Au moins 9 heures de route sont nécessaires pour atteindre le palier d’acclimatation de 2550 mètres que nous avons fixé. Le voyage se fait au rythme des coups de klaxon donnés pour prévenir de la présence notre bus face à un autre véhicule. Au début, on prenait cette pratique comme une forme d’agression. En fait, c’est juste une façon d’avertir qu’on est un danger potentiel. L’habitude fait qu’on finit par ne plus l’entendre et ne plus s’en émouvoirimage
La route commence sur une voie rapide qui serpente au milieu des champs de culture de thé, puis la route s’élève doucement au milieu de montagnes qui se sont de plus en plus abruptes. Les tunnels se succèdent et la température se fait plus fraîche. Tout ceci ne semble pas perturber le sommeil des jeunes qui ont, semble-t-il, du sommeil à rattraper. À moins que cela ne soit le décalage horaire !!! Les coups de klaxon et la route chaotique ne seront suffisants pour permettre d’observer le paysage.

Seule une chose va rompre le rythme de sommeil de certains : “On s’arrête pour manger”.

Ici les possesseurs de restauration d’appoint, se mettent au milieu de la route afin de vous obliger à vous arrêter. Notre chauffeur ne se laisse pas impressionner. Il contourne, zigzague, freine, redémarre pour finalement s’arrêter chez celui qu’il a choisi. Peut-être une bonne adresse, peut-être un copain, ou alors le seul qui a une place pour se garer !!
Après le repas épicé, comme souvent, nous reprenons la route qui se fait plus étroite et qui monte plus franchement. Seuls des travaux nous obligent à nous arrêter. Il faut dire qu’ici, on ne met pas de feux. C’est normal, car ils ne sont pas respectés. Alors on met un policier en faction et c’est lui qui décide. Notre chauffeur sait que cela peut durer, alors il en profite pour se mettre lui aussi en position allongée et il récupère.
imageFinalement nous arrivons à destination sous le soleil. L’altitude nous rappelle que la moiteur de Chengdu n’est plus d’actualité. Il fait frais et on ressent les effets des 2500 m lorsqu’il faut se déplacer vers notre hôtel qui nécessite de marcher un peu.
Rien de tel qu’un restaurant tibétain pour se remettre du voyage. Ce sera de toute beauté tant pour les décors que pour l’ambiance. Il est de tradition d’aller couvrir le chanteur de Katas (sorte de foulards colorés) pour l’encourager à poursuivre. Chacun de nous se montre généreux une fois encore.image

10 avril 2016
Le départ est fixé à 9 heures. Direction les temples bouddhistes de Kangding. Chacun s’habille en se disant que la fraîcheur de la veille va être encore plus marquée en cette matinée ensoleillée. Nous commençons notre marche qui s’élève assez vite. Rapidement chacun se dit qu’il s’est trop couvert. En fait la montée se finira en t-shirt. Arrivés devant le 1er temple, nous constatons qu’il est en travaux. imageCela ne nous empêche pas de le visiter et d’assister à la lecture de prières par de jeunes moines réunis en groupe. On se sent un peu gêné de nous trouver au milieu de ce groupe. Mais ils sont imperturbables.
Les travaux du 2eme monastère sont encore plus importants. C’est un vieux moine qui insiste pour nous inviter à entrer le visiter. Et là, c’est une merveille de décoration qui s’offre à nos yeux. Jean-Pierre en profite pour donner des explications, donner des éléments historiques, alimenter l’ensemble d’anecdotes croustillantes. imageLa descente vers la ville se fait sous le bruit des crépitements de pétards entendus ça et là. Il s’agit de personnes venues honorer leurs morts et qui veulent chasser les mauvais esprits.
L’après-midi donnera le temps à chacun de visiter la ville, de rédiger et d’envoyer des cartes postales.

imageMais les jeunes ne veulent aller prendre le repas du soir sans avoir dansé sur la place publique où se retrouvent tous les jours à 19 heures les habitants de Kangding pour une danse collective.

C’est ainsi que les 13 jeunes se sont incrustés dans ce “flashmob tibétain” sans aucun complexe. Effet garanti.

5 réflexions sur “En route vers les monastères

  1. Merci beaucoup de nous tenir informés de votre voyage et de vos visites. Dommage que nos ados dorment lors des transferts en bus. Ils doivent rater de beaux paysages!
    Bonne continuation

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